L’essentiel : Steve Mandanda publie ce 13 mai « Les Jours d’après » aux éditions Flammarion. L’ancien gardien de l’OM y raconte le vide ressenti depuis sa retraite, à l’été 2025, la dépression traversée et ses projets pour rebondir. Le Parisien en publie les bonnes feuilles.
L’essentiel :
- Sortie de « Les Jours d’après » (Flammarion) le 13 mai 2026
- Retraite prise à l’été 2025 à Rennes, à 41 ans, après vingt ans de carrière
- Confidences sur la « petite mort du sport » et la dépression
- Passage par France Travail, puis formation au Centre de droit et d’économie du sport de Limoges
- Objectif annoncé : devenir directeur sportif
« Mes journées n’avaient pas de but. »
C’est la phrase que Steve Mandanda a choisie pour décrire sa première année loin des terrains. Le champion du monde 2018 publie ce 13 mai « Les Jours d’après » aux éditions Flammarion, un récit sans fard sur les semaines qui ont suivi son raccrochage à l’été 2025, après une dernière saison à Rennes en doublure de Brice Samba. Dans les bonnes feuilles publiées par Le Parisien, l’ancien gardien de l’OM se livre comme rarement.
Un vide brutal après vingt ans au plus haut niveau
À 41 ans, Mandanda décrit un quotidien soudainement fade. Il se lève tôt, descend boire son café, regarde la télé sans la regarder vraiment, joue au padel pour combler les heures. Une partie de lui pensait avoir préparé l’après. La réalité a été plus violente.
L’ancien Marseillais parle de « petite mort du sport », de colère, de culpabilité à ne rien faire. Il évoque même une phase de dépression, où il refusait de voir du monde. « Tu sais que tu ne vivras plus des moments aussi forts, tu sais que tu ne seras plus sur le terrain », confie-t-il. Le déclic est venu d’une conversation directe avec le président de Rennes, et d’un échange avec Samuel Umtiti, lui aussi marqué par une fin de carrière en deçà de ses espoirs.
🎙️ Pablo Longoria : « 14 saisons. 613 matchs. 318 fois capitaine. Une légende de l’Olympique de Marseille.
— Olympique de Marseille (@OM_Officiel) October 21, 2025
Le club a décidé de retirer le numéro 30 de Steve Mandanda, qui ne sera jamais plus porté, et de lui rendre hommage à l'occasion de ce match contre son club formateur, Le… pic.twitter.com/qrQoIQ3BPF
Rendez-vous France Travail et formation à Limoges
Symbole de cette bascule, Mandanda raconte être passé par France Travail pour réfléchir à son avenir. Le geste l’a remué autant qu’il l’a aidé à acter son changement de vie. Aujourd’hui, il suit une formation au Centre de droit et d’économie du sport de Limoges, et confie vouloir devenir directeur sportif. Une manière de rester proche du vestiaire sans dépendre du terrain.
Mon angle : pourquoi ce livre compte pour les supporters de l’OM
Pour moi, Mandanda, c’est « Il Phenomeno ». Le gardien de l’OM champion de France en 2010 avec Didier Deschamps. Mon premier souvenir précis, c’est son entrée en jeu face à Caen en 2007, après la blessure de Cédric Carrasso dès l’entame du match. À partir de là, il ne lâchera plus jamais sa place dans les buts olympiens. José Anigo l’avait présenté dans la presse comme un futur grand. Lui débarquait du Havre, il avait 22 ans, et tout est allé très vite.
Il a tout connu sous le maillot olympien. Des trophées, un départ raté à Crystal Palace, un retour, des crises de vestiaire, et puis ses dernières secondes au Vélodrome face à son OM, sous le maillot rennais. Je trouve que ce livre tombe au bon moment, parce qu’il documente quelque chose qu’on ne raconte presque jamais dans le foot français : la zone grise après le sifflet final. Chez Mandanda, il y a une voix rare, celle d’un mec qui ne triche pas avec ses émotions, et qui ouvre une porte que beaucoup d’anciens joueurs gardent fermée. Pour qui s’intéresse à l’homme derrière le gardien, à lire.
Je suis Christophe, créateur de la chaîne YouTube CM Football. Sur CMFootball.fr je prolonge notre lien autour de l’OM et je m’attache à donner mes clés de lecture de l’actualité de notre club ! L’idée n’est pas d’avoir raison mais de pouvoir débattre en toute bienveillance autour du club que je suis depuis 1990 (J’avais 6 ans !). → En savoir plus