L’essentiel : Habib Beye ne devrait pas être l’entraîneur de l’OM la saison prochaine, malgré un contrat qui court jusqu’en juin 2027. La nouvelle direction emmenée par Stéphane Richard et Grégory Lorenzi cible un coach français pour relancer la machine. Christophe Galtier et Bruno Genesio sont les deux noms qui reviennent avec insistance, devant Éric Roy. Le casse-tête est aussi financier : 230 000 euros par mois jusqu’en 2027, ce n’est pas un dossier à régler entre la poire et le fromage.
- Beye sous contrat jusqu’en juin 2027, estimé à 230 000 € mensuels
- Pire début pour un entraîneur de l’OM depuis 1984
- Stéphane Richard prend ses fonctions de président début juillet
- Grégory Lorenzi attendu comme nouveau directeur sportif
- Galtier, Genesio et Roy en short-list, priorité aux coachs français
230 000 euros par mois jusqu’en juin 2027. C’est le contrat qui lie aujourd’hui Habib Beye à l’OM. Et c’est aussi la première équation à résoudre pour Stéphane Richard et Grégory Lorenzi avant même de parler du successeur. Parce que le constat, lui, est posé : nommé le 18 février dernier après le départ de Roberto De Zerbi, Beye n’a pas convaincu. Le technicien a signé, selon RMC Sport, le pire début pour un entraîneur de l’OM depuis 1984, et l’horizon Ligue des champions s’est envolé en route. Reste à savoir comment le club se sépare proprement d’un entraîneur encore lié pour deux saisons.
Le casse-tête Beye avant le successeur
La fin de saison reste tendue. Beye a tenu un long monologue après le succès face au Havre dimanche (1-0), dénonçant un acharnement médiatique et martelant qu’il ne démissionnerait pas. Position légitime : il a un contrat, il n’a pas envie de partir gratuitement. L’OM, lui, n’a aucune envie de prolonger l’expérience. C’est exactement le scénario qui peut traîner tout l’été si direction et entraîneur ne trouvent pas un terrain d’entente. Indemnité de rupture, calendrier d’annonce, accompagnement médiatique : autant de paramètres à régler en interne avant même d’attaquer la short-list des successeurs.
Genesio en pole, et c’est ma préférence
Pour moi, c’est Bruno Genesio qui coche le plus de cases. Sa situation est lisible : en fin de contrat à Lille en juin, les discussions avec Olivier Létang sont à l’arrêt, et il sort d’une saison sérieuse avec les Dogues, qui pourrait les voir revenir en Ligue des Champions. Genesio a soif d’un nouveau challenge, et l’OM coche les cases d’un projet ambitieux pour un coach français qui n’a jamais entraîné de gros budget européen.
Il connaît la Ligue 1 sur le bout des doigts, il sait construire un effectif avec un directeur sportif fort (et Lorenzi en sera un, j’en suis convaincu après son parcours à Brest), il a déjà fait jouer des équipes avec du caractère au Stade Rennais et à Lyon. Le profil sérieux, sans bling-bling, qui colle au virage de rigueur économique amorcé par Richard et McCourt. Reste un détail qui n’en est pas un : quelle sera l’attitude de Lille ? Même en fin de contrat il faudra discuter car il pourrait aussi prolonger.
Galtier, l’option marseillaise qui peut séduire
Christophe Galtier est l’autre piste sérieuse. Et celle-là parle directement à l’histoire du club : ancien joueur de l’OM (1985-1987 et 1995-1997), Marseillais d’origine, il avait dit non en septembre 2023 après le départ de Marcelino. Le contexte était impossible à l’époque, il l’avait lui-même qualifié de « moment le plus difficile de (s)a carrière ». Aujourd’hui, le décor change.
Entraîneur du Neom SC en Arabie Saoudite depuis le début de saison, il a la possibilité de rentrer en France avec un projet structuré. Son CV parle pour lui : champion de France avec Lille en 2021 face au PSG, sauvetage puis Coupe de la Ligue avec Saint-Étienne, un titre en Ligue 1 avec Paris. Le profil offre du palmarès et du caractère. Mais Galtier voudra des garanties sur l’ambition affichée, malgré les restrictions budgétaires qui se profilent. C’est tout le paradoxe du dossier : on lui demanderait de redonner du standing à l’OM dans un cadre financier serré.
Éric Roy en outsider, plus crédible qu’il n’y paraît
Le nom d’Éric Roy n’est pas une lubie. L’entraîneur du Stade Brestois a joué à l’OM entre 1996 et 1999, il connaît la maison, et il est surtout proche de Grégory Lorenzi avec qui il a bossé pendant des années en Bretagne. Le bilan est solide : podium en 2023-2024 et première qualification en Ligue des champions du club l’an passé, éliminés par le PSG en barrages. La tendance reste à ce qu’il continue sur le banc brestois, mais la connexion humaine avec le futur directeur sportif marseillais en fait un dossier que personne ne peut écarter d’un revers de main.
Mon avis sur le timing
Ce que j’observe, c’est qu’on n’attaquera pas sérieusement le dossier coach tant qu’on n’aura pas réglé le cas Beye. C’est l’ordre logique : un OM qui veut lancer un nouveau cycle doit pouvoir montrer du concret aux candidats, pas un siège encore à moitié occupé. Avec 230 000 euros mensuels jusqu’en 2027 sur la table, on parle d’une indemnité de rupture qui peut vite peser lourd dans les comptes d’un club qui justement bascule sur un modèle de rigueur. J’ai détaillé mon classement perso entre Genesio, Galtier et Roy, et ce que j’attends de Richard et Lorenzi sur ce dossier, dans la vidéo CM Football du jour.
Je suis Christophe, créateur de la chaîne YouTube CM Football. Sur CMFootball.fr je prolonge notre lien autour de l’OM et je m’attache à donner mes clés de lecture de l’actualité de notre club ! L’idée n’est pas d’avoir raison mais de pouvoir débattre en toute bienveillance autour du club que je suis depuis 1990 (j’avais 6 ans !). En savoir plus sur moi.