Frank McCourt et Medhi Benatia ont décidé de confiner les joueurs de l’OM à la Commanderie jusqu’à nouvel ordre. Une mesure assumée comme une punition par le propriétaire et le directeur du football phocéens, après la déroute 3-0 sur la pelouse du FC Nantes samedi. L’information a été révélée par Daniel Riolo lundi dans l’After Foot sur RMC.
Une fin de saison cauchemar pour l’OM
Le club phocéen, qui visait l’Europe une bonne partie de la saison, sombre au pire moment. Avec une seule victoire sur ses six derniers matchs de Ligue 1 et une défaite humiliante à Nantes (3-0), l’OM glisse à la 7e place du classement, hors des qualifications européennes. À deux journées du terme du championnat, les hommes d’Habib Beye doivent encore recevoir Le Havre puis Rennes. Une fin de parcours qui contraste violemment avec l’ambition affichée en début d’exercice.
McCourt et Benatia choisissent la méthode forte
Selon Daniel Riolo, la décision de confiner le groupe à la Commanderie n’a rien d’une mise au vert classique : c’est une sanction. Sur RMC, l’éditorialiste a décrit un Frank McCourt « très, très en colère » et pleinement favorable à l’enfermement des joueurs. La logique du propriétaire américain serait celle d’une vengeance, à destination de joueurs jugés indignes de leurs émoluments. L’idée des dirigeants : faire payer un vestiaire dont les prestations sont considérées comme honteuses au regard des salaires versés.
Medhi Benatia partage cette ligne. Connu pour son fort caractère, le directeur du football marocain serait aujourd’hui en frontal direct avec plusieurs cadres, à commencer par Mason Greenwood, dont l’attitude serait jugée « indigne ».
🗣️ @DanielRiolo donne son avis concernant Medhi Benatia et la situation actuelle à l'OM. pic.twitter.com/W5qRdcBOpi
— After Foot RMC (@AfterRMC) May 4, 2026
Habib Beye n’y croit pas
La méthode coercitive ne fait pourtant pas l’unanimité au sein du staff. Habib Beye serait opposé à cette mise sous cloche, conscient qu’une partie du groupe ne suivra pas. Le coach phocéen sait qu’il suffit de trois joueurs démobilisés pour saboter une dynamique collective. Riolo lui-même doute de la pertinence du procédé, estimant qu’enfermer les joueurs une semaine ou deux ne correspond plus aux codes du foot moderne.
À deux journées de la fin, l’OM joue plus que sa qualification européenne. C’est la cohésion du projet phocéen qui se fissure publiquement, à quelques semaines de l’arrivée de Stéphane Richard à la présidence.