L’essentiel : Grégory Lorenzi, ex-directeur sportif du Stade Brestois, devrait devenir le nouveau patron du secteur sportif de l’Olympique de Marseille. Selon les informations de Foot Mercato, l’accord verbal est trouvé. Stéphane Richard et Frank McCourt vont acter un virage stratégique : la rigueur économique.
Pour moi, c’est l’excellente nouvelle dont l’OM avait besoin. Mais que les supporters ne s’y trompent pas : cette signature ferme une époque. Les paris à 30 millions, les salaires démesurés, les effectifs pléthoriques, c’est terminé. Avec Lorenzi, Marseille entre dans une ère austère.
Lorenzi, dix ans à faire des miracles avec un budget Ligue 2
À 42 ans, le Corse arrive sur la Canebière avec une réputation forgée en Bretagne. Coordinateur sportif à Brest depuis 2016, directeur sportif depuis 2018, il a hissé un club au budget riquiqui de la Ligue 2 jusqu’à la Ligue des Champions. Sa méthode tient en deux mots : bien acheter, bien vendre. Ibrahima Diallo, Romain Perraud, Lucien Agoumé, Martin Satriano, Youcef Belaïli, tous dénichés sur des chemins de traverse, à des prix maîtrisés.
Détail qui dit tout du personnage : à Brest, Lorenzi touchait 15 000 € par mois. Quand Rennes lui a proposé 1,2 million d’euros annuels via François-Henri Pinault l’été dernier, il a dit non pour rester en Bretagne. Il vient à Marseille parce que le projet l’a séduit, pas seulement le chèque. Il sera accompagné de son frère Yannick Lorenzi, son binôme historique au recrutement.
🚨EXCL:🔵⚪️🇫🇷 #Ligue1 |
— Santi Aouna (@Santi_J_FM) May 9, 2026
🔐 Sauf retournement de situation, Grégory Lorenzi va devenir le nouveau directeur sportif de l’OM.
⏳️ Les deux parties ont trouvé un accord verbal. Dernières formalités à régler administratives avant son arrivée.
❗️ Lorenzi a longuement hésité avant… pic.twitter.com/m2nVU7LhZD
Pourquoi Marseille acte enfin son virage économique
D’autres profils étaient sur la table cette semaine. Julien Fournier et Frédéric Massara faisaient partie des pistes étudiées par la nouvelle gouvernance, mais c’est bien Lorenzi qui rafle la mise.
Le contexte rend ce choix logique. Septième de Ligue 1, sans Coupe d’Europe à l’horizon, l’OM voit son budget rétrécir mécaniquement. Ajoutez à ça la mise au vert à la Commanderie qui a viré à la colonie de vacances, avec la chambre d’un dirigeant asphyxiée à l’extincteur, et vous comprenez que Stéphane Richard, qui prend ses fonctions début juillet, ne pouvait pas se permettre un dirigeant flambeur. Il lui fallait un gestionnaire, un homme du long terme, capable de remettre de l’ordre dans les comptes et dans le vestiaire. Lorenzi coche les cases.
Ce que j’observe, c’est que cette nomination signe la fin du modèle Longoria-Benatia : l’effervescence permanente, les grosses signatures clinquantes, les paris à coup de dizaines de millions. On change de logiciel.
Première mission : trouver le coach
Le départ programmé d’Habib Beye, qui devrait être acté après le match face au Stade Rennais, va laisser Lorenzi devant son premier dossier brûlant. Choisir le futur entraîneur de l’OM, et le faire vite. C’est probablement à ce choix qu’on jugera la vraie ambition du nouveau projet.
Je reviens ce dimanche sur ma chaîne YouTube CM Football avec un décryptage complet du profil Lorenzi : ses bons coups, ses ratés, sa méthode, et ce qu’il peut vraiment apporter à Marseille.